Culture

15 séries télé malheureusement passées inaperçues

Temps de lecture : 12 min

Parfois éclipsées par les plus gros succès de ces dernières années, elles méritent toute votre attention.

Amy Adams et Patricia Clarkson dans Sharp Objects. | Capture d'écran via YouTube
Amy Adams et Patricia Clarkson dans Sharp Objects. | Capture d'écran via YouTube

Vous l'avez peut-être remarqué: il y a trop de séries. C'est ce qu'on appelle souvent la «Peak TV», un concept formulé pour la première fois en 2015 par John Landgraf, ancien président de la chaîne américaine FX. Selon lui, la production de séries, exponentielle, était à l'époque en train d'atteindre son «pic» (merci de n'insérer aucune blague sur le coronavirus).

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Mais ses mots prophétiques ont pris un nouveau sens année après année, lorsque l'on a réalisé que le pic était loin d'être atteint, et que le nombre de séries ne cessait d'augmenter. À tel point qu'on parle désormais de «too much TV», littéralement: trop de télé. En 2015, quelque 400 séries originales étaient diffusées. L'année dernière, il y en avait 532.

Dans ce déluge de nouveaux programmes, certains se sont démarqués du lot, que ce soit pour leur qualité, leur casting de stars, leur concept original ou leur patine prestigieuse: tout le monde a entendu parler de Big Little Lies, Fleabag, Atlanta, The Good Place, Succession ou The Handmaid's Tale. Mais entre ces projets qui ont attiré toute l'attention de la critique et du public, certaines excellentes productions ont parfois glissé entre les lames du parquet. Voici celles qui valent vraiment le détour.

«Crashing»

Sortie seulement quelques mois plus tôt, l'autre série de Phoebe Waller-Bridge a été complètement engloutie par le succès critique et populaire de Fleabag. C'est bien dommage, car si elle n'atteint pas forcément les mêmes sommets d'introspection et de finesse, Crashing reste une des comédies les plus réjouissantes de ces dernières années, avec un triangle amoureux parfaitement maîtrisé et un brillant sens de l'humour.

On y suit six jeunes Britanniques qui vivent dans un ancien hôpital désaffecté, en échange d'un faible loyer. Phoebe Waller-Bridge, créatrice et scénariste, incarne Lulu, nouvelle arrivante qui vient semer le trouble dans le groupe –plus spécifiquement dans le couple principal. La série n'a eu droit qu'à six courts épisodes, mais on y sent déjà tout le talent de la Britannique pour créer en très peu de temps une galerie de personnages psychologiquement complexes, et des enjeux narratifs aussi simples que saisissants.

Disponible sur Canal VOD.

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